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Toutes
ces photographies ont été prises avec un
appareil reflex 24 x 36 mm.
A l'exception de mes toutes
premières photographies, réalisées sur film négatif
couleur,
j'ai principalement utilisé des films pour diapositives
couleurs de 100 à 400 asa
selon les besoins du sujet.
L'objectif
est, selon moi, l'élément déterminant au rendu de
la prise de vue.
Le boîtier peut être de qualité, si l'objectif ne l'est
pas, il sera impossible de prendre
une "belle" photo. La situation inverse sera en revanche beaucoup plus
négociable.
Le choix de l'objectif est intimement lié
au sujet que l'on désire photographier.
J'utilise une gamme de focales allant du 24mm
(grand angulaire) au 500mm (téléobjectif).
Mon objectif favori est un zoom
70-210mm
possédant
aussi une position macro.
Très pratique, il s'adapte
à beaucoup de sujets, couvrant un éventail optique,
il allège aussi le poids de mon sac photo !
Je tiens à préciser que je ne fait que très peu de
Macro. C'est plutôt ce qu'on appelle
de la Photographie
rapprochée,
c'est-à-dire que je zoome à fond (210mm) en visant
des sujets qui se trouvent
à courte distance de mon appareil.
J'utilise de la même manière un téléobjectif
de 500mm
à
miroir.
En bref, je me sers de téléobjectifs non pour photographier
ce qui est loin mais pour
saisir ce
qui est proche, sublimant ainsi les dimensions et accentuant les détails.
Ces objectifs, de par leur nature (ils "mangent"
la lumière), imposent le plus souvent
une grande ouverture
de diaphragme, réduisant de ce fait la
profondeur de champ
:
un inconvénient qui se révèle être
un avantage pour mes photos car rendant l'arrière plan
flou, cela met en valeur le sujet principal en
l'isolant du fond. La tâche est plus ardue
lorsqu'il s'agit de plusieurs éléments devant figurer dans
un
même cadre.
Il faut alors rechercher un plan de netteté permettant de faire
la mise au point sur les sujets
les plus intéressants tout en tenant compte de l'harmonie des formes
dans le cadrage.
Dans tous les cas, j'ai depuis longtemps opté
pour l'usage du trépied
(en Photographie rapprochée), parfois
contraignant mais assurant la stabilité
de l'appareil lors du déclenchement.
Le
contre-jour :
J'aime les contrastes violents
provoqués par un soleil déclinant et les contours lumineux
qu'il dessine, telle une aura autour de
la matière. Gare aux brûlures de la rétine :
il faut jouer de malice quand on se présente face au
soleil.
Un pare-soleil fixé au bout de
l'optique ou tenu à bout de bras remédie au voile de lumière
qui se produit.
Néanmoins, les rayons lumineux frappant directement l'objectif
peuvent provoquer
des irisations très esthétiques pourvu
que l'on sache les exploiter.
De plus, ces téléobjectifs, de par
la nature de leurs lentilles, interprètent parfois
de belle façon des éclats
de lumière se trouvant devant ou derrière le sujet visé
(hors focus). Ainsi, des gouttes de pluie ensoleillées
se transforment en
figures géométriques éclairant l'image d'une magie
bucolique.
Venons-en
maintenant aux filtres
optiques.
J'ai eu la grande chance qu'un ami, ayant
délaissé son activité de photographe, m'offre toute
une panoplie de filtres :
polarisant, radial
zoom, étoilé, filtre
à
facettes, dégradé
de couleurs .
je ne m'en suis servie que beaucoup plus tard. Il me semblait en
effet
que les filtres
de couleur par exemple pouvaient permettre de transcender une texture
de sable gris,
triste et morne mais que la couleur résultante paraissait souvent
artificielle et comme
plaquée sur
le sujet.
Le filtre à facettes, qui
multiplie l'image, utilisé de façon
conventionnelle me paraissait
d'un intérêt limité, ne faisant que reproduire le
sujet
central dans les angles en le rendant flou de surcroît.
C'est par hasard que j'ai découvert une façon
d'utiliser les filtres.
N'ayant pas de porte filtres adapté au
500mm, je décidais de tenir moi-même le filtre
devant l'objectif et, il dans le viseur, je m'aperçût
qu'en
positionnant le filtre
(de couleur en l'occurrence) légèrement en biais, celui-ci
captait les rayons lumineux
par la tranche et agissait tel un prisme, provoquant des brillances colorées.
Je m'empressais d'appliquer ce principe aux autres
accessoires et j'obtins enfin
des images intéressantes. Le résultat de l'utilisation des
filtres dépend bien sûr de
l'adéquation avec le sujet choisi.
Employés à bon escient, ils peuvent transfigurer
une photo à priori banale. Toutefois, le filtre ne fait
pas
tout.
Il ne peut expliquer à lui tout seul la réussite d'un cliché.
Et comme toute chose, il faut savoir en
user sans en abuser.
Quelques
mots enfin sur ma relation
à la technique
avec un grand "T".
J'ai débuté dans la photographie à
l'âge de 14 ans, dans le cadre d'une association
où j'ai appris les bases de la prise de vue et du
développement
Noir et Blanc en
laboratoire. Je n'ai repris un appareil photo en main que des années
plus
tard
( voir Qui
est Syl ? ) .
Forte de mon expérience en Peinture et en Dessin, j'ai abordé
instinctivement la composition de l'image. Je n'ai pas pour autant négligé
ce chapitre
dans les études que
j'ai effectuées ensuite grâce aux livres traitant de la Photographie.
Il n'y a pas de recette universelle : à chacun
son chemin. Personnellement, j'ai besoin
d'un savant mélange d'intuition artistique et de connaissances
techniques.
C'est un équilibre délicat.
J'aurais quand même tendance à penser
que la technique n'est rien d'autre qu'un
savoir-faire en l'absence
d'une sensibilité artistique, mais que le sens artistique doit
se nourrir de la technique pour
évoluer, s'enrichir, explorer
et repousser ses propres limites.
SYL
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